"J'ai toujours aimé la souffrance. Je me complaisais à exacerber mes déceptions, le réflexions amères; la communication amère avec mes parents, l'incompréhension des autres enfants dans l'ensemble cruel limite et avec qui je ne pouvais dont prétendre à aucune connivence, mise à l'écart qui se prolongeait jusqu'à la fin de l'adolescence quand je compris qu'il valait mieux paraître en savoir moins que les autres et, a tout prendre, avoir l'air bête. C'est à peu près à ce moment que je commençais à pressentir que la vie était absurde, ce qui me fut confirmer par de nombreuses lectures, que je touchais du doigt le mal-être que la question: » à quoi bon ? » revint de plus en plus souvent et me parut intolérable. Les diverses corruptions de l'être humain en qui je voulais croire, le trou noir de l'avenir qui amènerait inéluctablement la mort et le véritable trou noir, et d'autre réflexions du même ordre contre lesquelles je ne cherchais même pas à me débattre."